Arrêt de la cigarette et surpoids



Vous avez pris la bonne résolution de vous arrêter de fumer compulsivement et vous pensez que vous allez fatalement prendre du poids. Pourtant, on ne peut pas dire que 100% de ceux qui ont arrêté ont pris de poids.


Mon travail d’accompagnement vers la minceur amène mes clients fumeurs à arrêter de fumer. Pourquoi ? Parce que nous travaillons sur les comportements en général, et sur ceux qui sont toxiques en particulier. Manger trop, fumer… ne sont pas des comportements adaptés pour vieillir en bonne santé. Toutefois, pour certains, les abandonner demande un effort important. Et n’est-il pas essentiel de se libérer d’addictions qui nous font du mal à long terme ? Chacun en vaut la peine !


La première étape consiste à prendre conscience de nos comportements. Être éveillé à nos façons de réagir aux sollicitations de notre quotidien nous apprend à constater que nous sommes trop souvent en mode reptilien, le mode « survie ». C’est celui qui s’active, avec toutes les réactions physiologiques inconscientes qui en découlent (accélération du rythme cardiaque, dilatation des pupilles, contraction des muscles, préparation à la sudation …) quand on se sent en danger, comme un animal sauvage dans la nature, face à son prédateur, qui se prépare à fuir ou à lutter. Pour certains, la meilleure stratégie que le cerveau aura trouvée pour calmer cette forte émotion est de fumer une cigarette. Certes, elle peut avoir un effet immédiat de calmer et de rassurer. Mais à quel moment cette compensation est-elle rentrée dans le chemin automatique du cerveau ? À quel moment est-elle devenue une habitude toxique ? Peu importe la réponse finalement, le repérage des émotions qui poussent à aller fumer reste le plus important.


Ensuite, quand le constat est fait, l’étape d’acceptation est nécessaire. Sans trop chercher à savoir pourquoi on en est arrivé là, le changement doit passer par accepter que l’habitude installée entrave le bon fonctionnement de l’organisme et le met en danger à long terme. Se répéter tous les jours une phrase comme : « fumer de façon compulsive me met en danger à long terme » ou encore « je me libère de la cigarette et je respire mieux » aura déjà pour effet de diminuer la quantité de cigarettes fumées dans la journée. La solution de s’arrêter du jour au lendemain ne fonctionne pas pour tout le monde. Accepter de diminuer progressivement la quantité de cigarettes fumées en travaillant sur les causes de l’habitude toxique est souvent plus efficace sur le long terme.


Et pour ne pas sentir un vide s’installer quand la quantité de cigarettes diminue, il va falloir trouver à remplacer cette habitude. C’est là que la plupart des fumeurs qui s’arrêtent brutalement remplissent ce vide par de la nourriture. Or il ne s’agit pas de remplacer une habitude toxique par une autre : manger alors que le corps ne réclame pas de nourriture. C’est à cette étape que chacun trouvera une alternative et se donnera les moyens d’expérimenter plusieurs options jusqu’à trouver la meilleure pour lui : aller marcher 5 minutes au lieu d’aller fumer avec les collègues, faire une pause en lisant ses messages personnels, avancer de 5 minutes le visionnage d’une conférence que l’on a commencé à regarder, respirer profondément avec le ventre, méditer… à chacun de trouver sa nouvelle habitude alliée.


Et finalement, comment cette nouvelle habitude va vous sortir durablement de la compulsion à fumer ? Vous allez apprendre en même temps à ressentir le bien-être retrouvé. Il peut s’exprimer de différentes façons en fonction de chacun : être débarrassé de l’odeur de la cigarette qui vous collait à la peau (ou à l’haleine 😉), être moins essoufflé quand vous montez les escaliers (parce que vous ne prendrez plus l’ascenseur ou l’escalator !), retrouver un teint lumineux… vous sentir plus libre. Oui, car se libérer d’une habitude toxique est surtout une victoire. Elle doit être célébrée comme telle. Comme toutes celles que vous aurez remportées en vous attaquant à des habitudes que vous considérez toxiques.