Découvrez pourquoi ma reconversion professionnelle est devenue une évidence



Dès que j'ai commencé à travailler, j'ai eu du plaisir à rentrer en contact avec les autres et à continuer d'apprendre. Mon premier métier de commerciale dans les biotechnologies était tout à fait approprié à cette époque. Je rencontrai de nouvelles personnes tous les jours qui travaillaient dans le domaine de la santé, que ce soit en recherche ou en production. Depuis, j'avais construit une famille, j'avais évolué professionnellement en expérimentant différents postes notamment en management, et différentes sociétés, mais je me sentais de moins en moins en accord avec mes valeurs. C'est alors que mon corps m'a mise face à ma souffrance en m'obligeant à m'arrêter quelques jours, comme si j'avais été débranchée. Cette période étrange a été révélatrice de mon mal être et il m'a fallu 6 années avant de franchir le pas de la reconversion.


Les premiers signes

Après quelques années dans la première entreprise, l'envie de m'épanouir professionnellement est venue en même temps que celle de devenir maman. J'ai su choisir de mettre au monde mon 1er enfant avant d'envisager d'évoluer professionnellement. Puis le changement de fonction et de structure vers un groupe international, comme je le souhaitais, m'a appris à organiser mon temps pour être la plus performante possible avec un jeune enfant. Mais c'est aussi là que sont apparus les premiers signes de déconnexion à mes émotions. J'ai eu quelques alertes envoyées par mon corps, mais je ne les écoutais pas, je n'avais pas appris à y être attentive. Un premier épisode immobilisant de lombalgie m'a toutefois fait accepter que je ne pouvais plus continuer à vivre à ce rythme. Comme les choses sont bien faites, j'ai eu l'opportunité à ce moment-là de rejoindre un autre groupe, avec une fonction managériale, ce que à quoi j'aspirais.


La posture

Le management d'une équipe est un exercice formidable et complexe à la fois dans lequel je me suis sentie à ma place. Même si les contraintes de performance de l'entreprise m'obligeaient à me remettre en question à chaque instant, j'ai éprouvé beaucoup de plaisir à être formée dans ce domaine et à accomplir ma mission d'accompagner mes collaborateurs à donner le meilleur d'eux-mêmes, en activant le moteur de chacun, et à atteindre, ou pas, les objectifs que mes supérieurs m'imposaient souvent. J'ai su aussi m'épanouir familialement en mettant au monde mon 2ème enfant puis mon 3ème 3 ans après. Ce 3ème congé maternité, plus long que les 2 premiers, et mes 38 ans ont été l'occasion de réfléchir à mon avenir. J'avais l'impression d'être arrivée au bout de quelque chose. Des idées ont commencé à germer, puis finalement à s'évanouir. Il fallait y retourner, et c'était bien comme ça ! pourquoi changer quelque chose alors que j'avais un job, j'avais ma place, et j'étais reconnue ?


L’épuisement

Les choses ont repris leur cours, la crise de 2008 avait rajouté des contraintes dans l'entreprise, nous devions faire plus avec moins de moyens... c'est cette équation impossible qui avait commencé à me faire douter de ma place dans l'entreprise. J'ai toujours été un excellent porte-drapeau, pour chaque entreprise que j'ai rejointe, un bon soldat aussi, mais là, je sentais un poids s'accumuler sur mes épaules. Ça a commencé par des lumbagos à répétition, que je n'ai pas écoutés, ça a fini par un arrêt pour un syndrome d'épuisement professionnel. Même quand mon médecin m'a indiqué m'arrêter pendant 1 mois, j'ai réussi à négocier 1 semaine ! J'imaginais déjà la montagne de retard de boulot à mon retour... pourtant, à l'issue de la semaine d'arrêt, mon corps m'a bien signifié qu'il avait démissionné et que ça allait durer encore quelques jours. Pourtant, ce n'était pas du tout le moment d'abandonner la "bataille", c'est pourquoi j'ai repris mon boulot. Toutefois, je sentais que j'allais l'aborder différemment.


Le temps des apprentissages

Après un tel épisode, je me suis sentie différente. J'avais envie d'exploiter ma situation de salariée, dans cette entreprise qui respectait beaucoup le temps de formation pour ses collaborateurs. Chaque année j'ai suivi une nouvelle formation, j'ai rencontré de nouvelles personnes, dans le groupe et en dehors, et ça a alimenté ma soif de nouveauté. Jusqu'au jour où j'ai eu cette révélation : " je serai coach". En effet, j'avais eu la chance de suivre une formation pour devenir coach et d'y rencontrer un formidable coach formateur inspirant et d'une grande humilité, ainsi que des participants de tous horizons. J'avais franchi une nouvelle étape dans ma vie après cette formation, et j'avais envie de la transformer, de la concrétiser pour changer de métier. Pour une enfant de médecin fonctionnaire, entourée de médecins fonctionnaires, n'ayant jamais envisagé l'entrepreneuriat, c'était pas gagné ! Et pourtant...


La concomitance

A cette même période, alors que je réalisais que j'avais un rapport à l’alimentation qui manquait de naturel, et que cette sensation me pesait en toile de fond, je tombe sur un article sur la Méthode Meer dans un magazine féminin que je n’avais pas acheté depuis très longtemps (« ça n’arrive pas par hasard » n°1). Cette méthode propose de s’intéresser à ce qui se passe dans la tête avant de s’occuper de ce qu’il y a dans l’assiette pour perdre du poids durablement, et ça fait tilt dans mon cerveau ! Je suis une gourmande, une épicurienne, et si une méthode me propose de ne pas me priver de ce que j’aime mais plutôt de comprendre pourquoi je me comporte de cette façon avec l’alimentation, ça m’intéresse ! Même si le budget me semble important, je prends contact pour avoir plus d’informations. Après tout, alors que je travaille comme une forcenée (définition de forcené : qui perd la raison ou qui dépasse toute mesure ! le terme est bien choisi pour quelqu'un qui a fait un syndrome d’épuisement professionnel), mes revenus sont attribués à des dépenses familiales et pas à moi individuellement. Je suis contactée par Florence, femme pleine de peps qui me propose de m’accompagner en séances de coaching. Je décide de m’engager dans cette démarche et ça marche ! malgré ma tête au boulot, aux enfants, à mon mari… nos séances et le travail que je dois fournir entre les séances font écho dans mon cerveau prêt à changer.


Le changement

L’air de rien, j’avais préparé mon cerveau au changement ! Alors que j'avais décidé de ne plus travailler le mercredi, à la suite de mon burnout quelques années auparavant, et de m’occuper de moi, j’allais courir le matin en écoutant des conférences sur le développement personnel (Jim Rohn, en VO, j’adore ! le mentor du fameux Tony Robbins. Plus old school, un humour et une voix qui m’ont fait du bien : « Happiness is not something you postpone ; it is something you design », « You cannot change the circumstances, the seasons, but you can change yourself. »). La répétition, élément clé des apprentissages, a fait germer en moi l'idée de me réinventer, l'idée que c'était possible. Le travail que je faisais chaque mois avec ma coach renforçait cette confiance en moi qui grandissait. La Méthode Meer, au-delà de la perte de poids physique, m'a libérée de nombreux poids émotionnels : celui du jugement, celui du perfectionnisme, celui du donnant/donnant dans les relations familiales, sociales et professionnelles, et j'ai appris à construire les limites de ce qui est important pour moi. Quel chemin parcouru ! Et cerise sur le gâteau, en travaillant pendant ce coaching sur ma peur de manquer d'argent, je me suis sentie libre de m'épanouir en tant qu’indépendante !


La reconversion

Au fur et à mesure des séances de coaching, mon intérêt pour la méthode grandissait. Elle est innovante, efficace, elle repose sur des découvertes scientifiques en neurosciences et en épigénétique, et elle est pleine de bon sens. Pour une fille de médecin, intéressée par les neurosciences (beaucoup), la nutrition (un peu), ayant suivi une formation initiale en biologie, et récemment devenue coach, rejoindre le réseau de la Méthode Meer est apparue comme une évidence!